28/04/2010

Pour Haïti

Chers tous,

 

J’ai l’honneur de vous annoncer ma participation à l’ouvrage collectif Pour Haïti.

 

Pour Haïti réunit des textes inédits d’écrivains et poètes du monde entier en solidarité avec Haïti. Ce florilège rassemble plus de 130 auteurs d’Europe, d’Afrique, d’Asie, des Caraïbes, des États-Unis, du Canada, de l’Océan Pacifique, de l’Amérique latine, s’exprimant à l’unisson POUR HAITI.

 

Le livre est disponible à la FNAC en France, DOM, Belgique et Suisse et sur le Site de la FNAC.

 

Merci pour Haïti !

 

Benoît Coppée

19:04 Écrit par Oh ! Th dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

27/04/2010

C'est pour le w-e prochain...

 

Oh ! Théo s'envole le w-e prochain pour la France !!!


en vol!


 


maquette invitation 2010-1



SALON DU LIVRE JEUNESSE "Du Vent dans les pages"
en partenariat avec la Ville de Mont-Saint-Martin

SAMEDI 01 ET DIMANCHE 02 MAI 2010
 
AU PARC BRIGIDI DE MONT SAINT MARTIN
(à la frontière de la Belgique et du Luxembourg)

Entrée libre

Réservez dès maintenant votre week-end pour le salon "Du vent dans les pages"
ouverture des portes du salon, le 01 mai 2010 à partir de 11h00 !
 
AU PROGRAMME DEUX JOURNEES DE FOLIE !


Le Samedi 01 mai 2010, le salon sera groupé avec la fête des associations de Mont-Saint Martin,
plus d'une trentaine d'associations seront présentes dans le parc Brigidi et vous feront découvrir leurs activités.

 40 éditeurs et auteurs venus de toute la France
vous accueilleront pour vous présenter leurs ouvrages jeunesse sur le thème du voyage :

Autrement jeunesse, L’atelier du poisson soluble, hélium, Le Minibus, La cabane sur le chien, Le Verger des Hespérides, L’Oxalide, Spootnik, Paroles de lorrains, Sous la rivière, Pas à Pas, Donneurs de voix, Mélusine Thiry, Nicolette Humbert, Sylvie de Mathuisieulx, Emmanuel Parmentier, Nicolas Viot et Benoît Coppée, Christophe Fourvel, Francis Nibart, Grégoire Kocjan, Janik Coat, la librairie Virgule partenaire du salon sera également présente et bien d'autres encore...

 Egalement des Contes avec Grégoire Kocjan et la compagnie BADABULLE,
Mourad Frik de la compagnie "l'Etoile et la Lanterne"et Amandine Didelot ;

des Ateliers d’illustrations sur le thème du voyage animés par Virginie Borace
inscription à l’adresse mail : lesabracadabrantes@wanadoo.fr (12 enfants maxi / atelier) à partir de 6 ans ;


des Produits issus du commerce équitable
proposés par le Groupement d'Achats solidaires (GASPL)
avec un grand buffet de produits biologiques, vins et bières biologiques et barbecue d’agneau ;


et de la Musique !
Les échappés des oubliettes un spectacle burlesque et une animation déambulatoire
ESTE MUNDO avec Kader FAHEM Flamenco/Gypsy ;
 
Venez nombreux passer un grand moment culturel dans un cadre magnifique.
 
Bon vent ! (dans les pages)
 
L'équipe du Salon
Nous remercions tous les partenaires qui

soutiennent notre manifestation

 
La Ville de Mont-Saint-Martin, La Fondation Batigère, Ngr consulting,
La Maison Chabane, le Conseil Régional de Lorraine, Le Crédit Mutuel de Mont-Saint- Martin, AXA France - Agence AXA Pôle Europe - Saulnes, La Librairie Virgule, Le GASPL, RIV 54, Le Républicain Lorrain, Radio Aria...

 
ORGANISATION / RENSEIGNEMENTS :

ZYRYAB Productions
Licence N°2 : 54-0442 Licence N°3 : 54-0443 - Code APE 90.01Z
N° de Siret : 452 401 946 00028
                                                           
MULLER STEPHANIE

Tél. Office : +33 (0) 9 511 888 36

Email : zyryab@free.fr

BP 33028 -  54401 LONGWY CEDEX (FRANCE)

site : http://www:myspace.com/zyryabproductions  


Adeline Da Costa

missadline@wanadoo.fr


Mairie de Mont Saint Martin

Madame Brigidi 

Tél. +33 (0)3 82 25 23 85 ou N° interne : 385

Fax +33 (0)3 82 25 23 50

Couriel : rpansera@mairie-montsaintmartin.fr
Boulevard du 8 Mai  1945  - 54350 Mont Saint Martin
site : http://www.mairie-montsaintmartin.fr/



23:32 Écrit par Oh ! Th dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

22/04/2010

courrier

Cher J.

 

Je te remercie pour ton courrier suite à ta lecture du roman Julie.

 

Ton coup de cœur pour ce livre me touche.

 

Je suis heureux de pouvoir te compter parmi ceux et celles qui ont pu y trouver un p’tit bout de soleil, un p’tit bout de bonheur.

 

Tu me poses quelques questions.

 

Entre deux scénarios, pendant que le soleil descend sur la ville, je te réponds.

 

Comment ai-je fait pour construire mon histoire ? Ai-je fait un plan ?

 

Je ne fais jamais de plan avant de me lancer dans l’écriture d’un roman (pour l’écriture de scénario de BD ou de films, je travaille d’une manière tout à fait différente. Alors, je fais des plans, des structures, des fiches de personnages…). En écriture de roman, je me laisse embarquer par mes émotions. J’écoute ce que les personnages ont à me raconter. Et je me laisse faire par eux beaucoup plus que je ne leur imprime mes volontés de créateur. Pour illustrer mon propos, je dirais que j’écris comme on rêve. A robinet ouvert. Et je regarde couler l’eau. Ou plutôt l’encre, en l’occurrence. Ou plutôt les lettres sur mon écran d’ordinateur.


D’où m’est venue l’envie d’écrire cette histoire ?

 

J’ai toujours eu envie d’écrire des histoires pour « exister ». « Exister » dans le monde. « Exister » dans mes propres yeux à moi-même. Comme si la valeur que je m’octroyais ne passait que par l’écriture d’histoires et la publication de ces histoires. Avoir mon nom sur un livre pour me prouver que je valais quelque chose dans le monde. Et donc, l’envie d’écrire des histoires est née de ce désir de trouver une manière particulière d’exister. Pour vivre au milieu des miens, les êtres humains. L’écriture s’est inscrite comme un besoin aussi intense que manger et boire… Je parle au passé, parce qu’aujourd’hui, le moteur de mon désir d’écriture est différent. Grâce au succès de mes livres, j’ai la chance d’avoir pu me faire découvrir à moi-même les valeurs que je pensais ne pas trop avoir. Le succès de mes livres m’a permis de me « réparer » sur le terrain, sans doute, d’une blessure. Aujourd’hui, je profite de tout ce que j’ai pu apprendre en matière d’écriture pour me consacrer à des travaux créatifs qui visent à apporter du bonheur au lecteur. Je cherche le bonheur de celui qui reçoit l’œuvre. J’ai envie d’embarquer le lecteur dans un monde différent, coloré, lumineux.


Suis-je comme mes personnages ?

 

Je suis probablement tous les personnages que je mets en scène. Je suis l’homme. Je suis la femme. Je suis l’enfant. Je suis le vieillard. Je suis le chien. Je suis le mouton. C’est obligé pour donner à mes personnages de la chair, de la force, de l’émotion, de la consistance. Je vais chercher à l’intérieur de moi ce que je suis, ce que j’aimerais être, ce que je ne suis pas, ce que je ne serai jamais, ce que je fantasme, ce que j’idéalise, ce que je rêve, ce que je redoute… et avec tout cela, je construis des êtres de papier à l’image d’une partie de moi, nécessairement. J’écoute beaucoup le monde autour de moi. Je me nourris des paroles et des phrases des gens que je croise pour donner, encore et encore, et toujours, la vie à des êtres qui sont des êtres de fiction.

 

Mon livre est-il inspiré d’un fait réel ?

 

Mes livres sont le fruit de mes émotions personnelles. Celles que je ressens. Celles que j’entends autour de moi et me bouleversent ou me touchent. Et donc, mes livres sont toujours inspirés de faits réels… Mais le fait réel se situe tellement loin de l’histoire que je dépose dans mes livres qu’il ne subsiste plus qu’un tout petit fil ténu pour raccorder le réel et la fiction. Ce fil ténu, la plupart du temps d’ailleurs, n’existe plus dans le texte final.

 

Est-ce que j’utilise mon talent d’écrivain pour séduire ?

 

Oui. Certainement. Mais que veux dire « séduire » ? Est-ce, en sa dimension lunaire, vouloir entrer à tout prix dans la vie d’autrui, forcer la porte, pour assujettir l’autre ; ou est-ce, en sa dimension solaire, aller à la rencontre et à l’écoute de l’autre pour tracer des lignes d’humanité porteuses de vie ? J’ai, sans doute, le talent de pouvoir aligner des mots sur le papier. Mes mots n’ont rien de bien particulier sinon que je les souhaite généreux. Je les souhaite « en vérité ». Avec ces mots, je tente de créer des lignes d’humanité. Comme cette réponse à tes questions…

 

Je te souhaite une belle vie à la découverte d’autres livres, d’autres auteurs, qui t’apporteront poésie et bonheur !

 

Cordialement,

 

Benoît Coppée

18:18 Écrit par Oh ! Th dans Général | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

17/04/2010

Parcours d'Artistes d'Evere

 

Oh ! Théo sort ses planches en s'exposant lors du Parcours d'Artiste d' Evere (Bruxelles)... C'est le « Le Droryflore » et c'est pour le w-e prochain, soit les 24 et 25 avril !

« Le Droryflore » est une expo reprenant des illustrations extraites des quatre tomes écrits par Diane Drory (psychanalyste spécialisée dans la petite enfance), illustrés par Oh ! Théo et parus aux Editions Soliflor.

 

« Je veux d’l’amour », « Un père, pour quoi faire ? », « La famille idéaleMENT » et « Zéro est arrivé !» seront mis en vente et pourront être dédicacés sur place.

 

Parcours d'Artistes Evere 2010

 

Pour plus de renseignements, cliquez ici

Le lieu de l'exposition est sur le plan  (voir lien ci-dessus) au point 4, soit à l'Espace Toots au 125 rue Stuckens à 1140 Evere (tout proche de la place de la Paix).

 

Nicolas

 

10:57 Écrit par Oh ! Th dans Général | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook |

05/04/2010

Parution

Avec 139 écrivains du monde,  j’ai participé à

 

Pour Haïti

 

Ouvrage collectif au profit de Bibliothèques Sans Frontières

 

Renseignements, cliquer ici

 

Commander le livre, cliquer ici

 

Cordialement,

 

Benoît Coppée

 

16:40 Écrit par Oh ! Th dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Courrier

Bonjour Nicolas,

 

Tu as de la chance d’avoir un professeur de français qui te suggère d’aller à la rencontre de la littérature belge. C’est avec plaisir que je réponds à ton courrier.

 

Tu me demandes d’éclaircir les thèmes que je développe dans mes livres. Et tu me demandes de t’entretenir sur ma façon de montrer ma belgitude.

 

Ce sont deux belles questions et je t’en remercie.

 

Je pense, je dis « pense » parce que n’est pas un mécanisme conscient, que le fil rouge de mes romans pour adultes est la relation homme-femme à travers ce qui les lie ou les délie, c’est-à-dire « l’amour ». L’amour sous ses formes plurielles. De l’idéalisation à la passion. De la passion au deuil. Julie explore l’idéalisation. Un homme est amoureux de Julie qu’il connaît à peine sinon pour l’avoir vue ou croisée. Bleus explore les peurs, les timidités, les incapacités… que l’on peut ressentir lorsqu’on éprouve, parfois, des difficultés à déclarer sa flamme à celui ou celle qu’on apprécie tant. Ce livre dévoile aussi les prisons qui nous tenaillent, nous empêchent de… Bruxelles-Midi Paris-Nord explore l’intimité qu’un homme et une femme peuvent dévoiler lorsque leur rencontre est éphémère - sur un quai de gare en l’occurrence. Comme si une relation à long terme comportait des risques qui nécessiteraient que l’un et l’autre protègent leur mystère, leur jardin secret. Tandis que lorsque la relation est fugace, le risque serait moindre ; alors on se dévoilerait plus facilement. Le Silence d’Aurore m’apparaît terminer une boucle dans mon processus d’écriture de romans. Ce dernier roman explore le deuil d’une relation. On accompagne le protagoniste de l’histoire sur le long chemin d’un deuil. On assiste à son lent processus d’individuation, un long processus de prise de conscience de son individualité propre. Comme si le protagoniste de ce roman mettait la longue traversée de son deuil au service de sa construction d’homme.

 

Et finalement, à te l’écrire je me pose la question : et si le fil rouge de mes romans était de chercher à dire ou à découvrir « c’est quoi, un homme ? » Oui, c’est peut-être ça, le fil rouge de mes romans : « C’est quoi, un homme… dans ses passions, ses amours, ses prisons, ses incomplétudes, ses deuils ? »

 

L’écriture de mes romans est une écriture inconsciente. Je n’ai jamais « cherché à », « voulu que », « attendu que… » Je me suis mis à écrire, j’ai ouvert des robinets et j’ai regardé l’eau qui en coulait. L’eau tantôt joyeuse, tantôt triste, tantôt affolée. 

 

Je ne peux dès lors parler de mes livres qu’a posteriori, en observer les contours, les formes, les couleurs comme on observerait un nouveau-né dont on se demande comment il a bien pu faire pour se créer ainsi « tout seul ».

 

Qu’est-ce qui nous occupe d’autre, dans nos vies, que l’amour ? Et par lui, l’amour, qu’est-ce qui nous occupe d’autre, dans nos vies, que de chercher à comprendre l’homme ou la femme que nous sommes ?

 

Ce sont les seules questions qui préoccupent mes romans. 

 

S’agissant de la belgitude que je montrerais dans mes livres, faudrait-il, pour répondre à la question, définir ce qu’est la belgitude…

 

Je ne sais pas ce qu’est la belgitude.

 

Pour mon travail d’auteur, je sais que j’aime jouer avec les couleurs. Qu’avec ces couleurs, j’aime peindre les cieux, les nuages, les chambres d’hôpital et les yeux. Je sais que je n’hésite pas à faire tomber tout seuls les murs d’une prison ou à faire monter un tram dans le ciel.  Je sais que mes personnages sont des personnages de chair, de sang et d’émotions qui parlent et agissent avec leur âme à fleur de peau. Je veux dire qu’ils sont « vrais ». Ils sont « humains ». Ce ne sont pas des êtres désincarnés, masqués. C’est la vie toute simple qui traverse les personnages de mes romans. Je me sens très libre dans mon écriture. C’est peut-être ça, la « belgitude » d’un auteur, c’est peut-être sa « liberté ». C’est « ne pas devoir écrire comme… » C’est « ne pas prendre au sérieux sa plume… » C’est, pour les plus francophones d’entre-nous, « se fiche du diktat de Paris où l’intelligentsia locale pond des livres de plus en plus lisses… »

 

Ah, la Belgique… le seul pays au monde où l’on n’apprend pas les auteurs nationaux à l’école.

 

Ah, la Belgique… le seul pays au monde où, dans les journaux, on consacre une page à la sortie d’un roman étranger et deux lignes à la sortie d’un roman belge ou pas de ligne du tout.

 

Mais ça m’est égal. Je continue d’écrire les livres qui me plaisent. Ils parlent de l’homme. Ils parlent de la femme. J’en suis fier. Je continue de me réjouir d’observer qu’une littérature belge puisse, malgré tous les efforts de déstabilisation et d’anéantissement, exister, bien vivante. Grâce à un réseau de résistance composé d’auteurs, d’éditeurs, de libraires, de lecteurs… Je dédie ma petite vie pour que la littérature belge bénéficie d’une jolie place en son royaume.

 

En Belgique, nous ne sommes pas assez fiers de nous.

 

Le problème, c’est que lorsque nous serons fiers de nous, alors nous risquerons de ne plus valoir tripette…

 

Je te souhaite une belle réussite dans ton travail.

 

Bien à toi, ces mots.

 

Benoît Coppée

15:13 Écrit par Oh ! Th dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |