27/01/2010

Gainsbourg

Je réécoute Gainsbourg. Parce qu’un film va bientôt sortir. Parce que ça fait bientôt 20 ans qu’il est mort. Parce qu’il est de mon époque. Et déjà de celle de mes parents. Parce que cet été, je me suis rendu en pèlerinage rue de Verneuil, discrètement passer la main sur la façade de sa maison. Yesterday yes a day. Quoi. Pull Marine. Love on the beat. Jane B. La noyée. The initials BB. Les dessous chics. Et quand bien même. Sorry Angel. Variations sur Marilou. Aux enfants de la chance. La chanson de Prévert. Marilou sous la neige… A la lecture de sa vie, je n’en reviens pas de sa générosité à dire l’amour en ses drames. Tu t’en vas à la dérive sur la rivière du souvenir et moi courant sur la rive je te crie de revenir Mais lentement tu t’éloignes et dans ta course éperdue peu à peu je te regagne un peu du terrain perdu… De temps en temps tu t’enfonces dans le liquide mouvant ou bien frôlant quelques ronces tu hésites et tu m’attends… Il y a tout à apprendre sur l’art d’écrire une chanson chez Gainsbourg. Tout à apprendre qui nous dépasse. Qui me dépasse. C’est merveilleux.

 

Benoît Coppée

21:43 Écrit par Oh ! Th dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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