17/07/2009

Nouvelles...

Les Stabilo’s de Luz

 

Je viens de retravailler une nouvelle.

Je l’ai voulue comme un dessin d’enfant.

Avec des crayons de couleur.

Et des émotions.

C’est l’histoire de Luz qui devient grande.

Elle doit se séparer un brin de l’enfance, pour entrer dans le monde des plus grands. La bascule entre l’école primaire et le début des humanités. Son papa est là. Il l’aide.

 

On devrait ne jamais devoir se séparer de sa cabane d’enfance. Et pourtant…

 

L’histoire était écrite depuis longtemps.

J’y ai rajouté les couleurs.

Sur mon bureau, dans mon humble fouillis, ce désordre qui me contient, devant mes yeux, juste à côté de l’ordinateur, se trouve la pochette de Stabilo’s qui m’a conduit à travers les bleu 203/455 ou 203/405 et les autres 203/550, 203/355…

 

Je suis un amoureux des crayons de couleur. Je suis un amoureux du papier. Et de la papeterie. Je suis incapable d’entrer dans une grande surface sans dessiner un tour au rayon papeterie. Je regarde les gommes. Les magics. Les Bics. Les stylos. Les crayons noirs. Les cartouches d’encre noire ou bleue. Les feutres. Les blocs de feuille. Les carnets. Les fardes. Les pinceaux. Les gouaches. Les petits anneaux blancs pour mettre autour des feuilles, dans les classeurs, les agrafes…

 

On devrait ne jamais devoir se séparer de sa cabane d’enfance. Et pourtant…

 

Cette gentille compulsion qui, pour une fois, ne fait de tort à personne est sans doute à l’image de ma nostalgie des enfances, des rentrées scolaires, de mes premiers cartables, de mes premiers bancs d’école, mes premiers doigts tachés de bleu. C’est possible.

 

Ecrit-on avec autre chose qu’avec nos enfances ?

 

En papeterie, je suis amoureux des odeurs. L’odeur d’une gomme. L’odeur d’un pot de colle blanche. L’odeur d’un crayon. L’odeur d’un bloc de feuilles. Le toucher d’un cahier. Le toucher d’une feuille Clairefontaine sous nos doigts, sous nos joues, sous nos lèvres, sous la petite pointe intime du centre de nos lèvres. Ô, merveille des sens…

 

Je viens de retravailler une nouvelle.

Je l’ai voulue comme un dessin d’enfant.

Avec des crayons de couleur.

Et des émotions.

 

Nous verrons, plus tard, la vie de ce texte.

 

Benoît Coppée

14:07 Écrit par Oh ! Th dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Commentaires

Je partage moi aussi cette amour des odeurs d'enfances, de coloriage, de bic parfumé à la fraise, de colle pélican bleu....

...pressée de vous relire! :)

Écrit par : Lucie | 20/07/2009

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