07/04/2009

Mars...

Mars est passé comme une étoile filante. Ce fut une course de chaque seconde. Entre Liège, Namur et Bruxelles. Ateliers d’écriture, rencontres, ateliers d’écriture, rencontres. Tellement de visages. Des centaines de visages. J’ai croisé et découvert, à Laeken, le jeune écrivain français Insa Sane, auteur du sulfureux livre pour ados Du plomb dans le crâne aux Editions Sarbacane. Je suis allé souvent au cinéma. Je suis allé voir Revolutionary Road, Ben X, Slumdog Millionnaire, Welcome, Leonora, The Reader et Séraphine. Ce sont mes plaisirs volés. Dans la nuit. Où à l’heure de l’apéritif. Mais surtout dans la nuit. La dernière séance. J’aime aller à l’Actor’s studio du 16 de la Rue des Bouchers, j’aime aller au Vendôme, j’aime aller à l’UGC Toison d’or. J’aime aller prendre un verre porte de Namur. Et manger une lasagne. Ou une portion de fromage. J’aime le simple. Et marcher dans la nuit. Les deux mains dans les poches de ma veste en cuir. J’attends avec impatience la sortie de Sœur Sourire, le dernier film de Stijn Coninx. Encore 22 fois dormir. Ce matin, à la Sabam, j’ai appris le décès de Jacques Hustin. Un bien triste moment. Encore. Fleur de Liberté est revenue d’un bond dans toutes mes cellules. Cette chanson a accompagné une part belle de mon enfance. Je me souviens de ma rencontre avec Jacques Hustin. J’avais douze ans. Il venait de « faire » l’Eurovision. C’était dans la cour de mon école primaire. A Bruxelles. C’était un beau moment. Il avait une chemise blanche et un pantalon noir. Et des longs cheveux noirs. Il était gentil. J’ai compté les morts, ces dernières semaines. La petite Ysaline, la petite Sarah, et Jacques… J’avoue que c’est dur. J’avoue que j’aimerais bien un peu de lumière pour souffler les nuages qui me passent derrière le front. J’ai envie de lumière.

 

Mars m’a enveloppé dans une tourmente d’activités. J’en ressors épuisé. Mais tellement heureux de la vie riche que j’ai la chance de vivre, que j’ai le bonheur de me créer.

 

J’ai replongé, hier, dans l’écriture à quatre mains du long métrage Bora. J’ai plein d’idées. Plein de rêves.

 

Le Silence d’Aurore, le prochain roman, je l’attends. J’attends qu’il vienne de chez l’imprimeur. J’ai dédié ce roman à mes parents, pour la vie transmise. Quel bonheur de pouvoir dédier un livre à ses parents.

 

Benoît Coppée

22:47 Écrit par Oh ! Th dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Commentaires

Ah! oui... On est toute sa vie le petit enfant que l´on a été!

Écrit par : zoe-a | 08/04/2009

Les commentaires sont fermés.