10/06/2008

courrier

A propos du roman JULIE

 

Bruxelles, le 4 juin 2008

 

Chères Roxane, Louise, Carmen, Mathilde, Mathilde, Coralie, Eloïse, Marine, Eléonore & Solimani

Chers Julien, Gatien, Gauthier, Frédéric, Simon, Paul, Edouard, François, Corentin, Quentin

Mes amis,

 

J’ai reçu vos lettres magnifiques comme des étoiles brûlantes. En plein visage. J’ai mis du temps à y répondre. Parce que des histoires m’appellent dans tous les sens. Des romans. Des scénarios de films. Des scénarios de dessins animés. Je suis perdu, parfois, dans tous ces projets que je mène de front depuis des mois. Tous les personnages que je tente de faire vivre -pour le bonheur, je l’espère, des petits et grands- me hantent, m’occupent, me prennent un temps considérable. Trop, parfois. Et voilà que par vos mots, vos lettres magnifiques, vos lettres splendides, vous venez réveiller dans mon bureau Julie, Tim, Lucas, Pierre, Romane et le petit chat rouge à pois blancs... J’en ai les larmes aux yeux. Je vous lis et je vous trouve extraordinaires dans toutes ces questions que vous me posez et auxquelles il me faudrait tout un nouveau roman pour donner les réponses que je souhaite. Je suis épaté par vos intelligences émotionnelles. Vous déposez les grandes questions de la vie et de l’amour. En lisant vos phrases, je me dis que le monde de demain, celui que vous allez créer dans quelques années par vos métiers, par vos amours, par vos vies a bien de la chance ! Je suis heureux de savoir que vous êtes là à venir gonfler l’univers de vos énergies douces, plurielles et tellement vivantes !

 

Je n’ai pas le temps de répondre aux 33 questions que vous me posez. Ce n’est pas raisonnable pour moi. Sans doutes trouverez-vous les plus jolies réponses dans vos rêves, vos hypothèses, vos discussions, vos intuitions, vos vies, vos chemins personnels.

 

La seule fonction d’une œuvre d’art est d’ouvrir l’espace à plus l’humanité. Vos questionnements sont pour moi le signe de cette humanité débridée grâce à mon roman. Tous vos mots, sous l’égide de votre professeur bienveillant, sont le signe d’une magnifique humanité. Et là, l’œuvre d’art de mon livre a rempli pleinement sa fonction. Alors, réchauffez-vous encore autour de mon roman Julie. Confrontez vos hypothèses, vos doutes, vos questionnements. L’un trouvera que Julie aurait dû rejoindre Lucas. L’autre trouvera que Julie a bien fait de rejoindre Tim. Peut-on parler de vérité absolue s’agissant des choses de l’amour ? Ou bien l’amour est-il aussi un espace de pari ? Un espace où il s’agit parfois de renoncer ? Tant et tant de questions que l’humain, croyez-moi, n’a jamais terminé d’interroger. Et c’est tant mieux.

 

L’amour est une œuvre d’art. Il n’existe pas. Il se crée.

 

Si je ne puis vous transmettre que cette idée-là, en retour de vos lettres magnifiques, eh bien je serai le plus heureux dans la solitude mon bureau. Je vous remercie et vous félicite de tout mon cœur vibrant de vous poser à vous-mêmes, finalement, ces grandes questions de la vie. Je vous souhaite à chacune et à chacun, de toutes mes forces, de toute mon âme, de tout mon espoir, de voler comme des oiseaux migrateurs sur les sentes de l’amour. A tous les instants de votre vie.

 

L’amour est une œuvre d’art. Il n’existe pas. Il se crée.

 

Je ne puis rien vous offrir de plus beau que ce cadeau-là, mes amis.

 

Bien cordialement à vous,

 

Benoît Coppée

12:16 Écrit par Oh ! Th dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Commentaires

ha!!! que voilà un roman superbe !...je l'ai lu après vous avoir reçu pour une après-midi littéraire à la bibliothèque de Mons il y a déjà quelques temps :-) puis quand j'ai repris la bibliothèque de Cuesmes je l'ai acheté pour pouvoir le conseiller à mes lecteurs...à qui il apporte beaucoup de bonheur...
Excellente journée entre les gouttes...

Écrit par : chris | 12/06/2008

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