19/01/2008

Ecole Aurore

Aurore light

Oh, que de bons souvenirs à recevoir cette photo, ce jour, dans ma boîte à message ! C’était il y a quelques semaines, à l’Ecole Aurore, à Bruxelles, dans la classe de Madame Mélanie. Nous avions travaillé, ensemble, en atelier d’écriture, pendant plusieurs semaines, à écrire différentes histoires pour… « Sauver la Planète » ! Un magnifique projet soutenu par la Commune de Jette. Merci la vie !

 

Benoît Coppée

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16/01/2008

Julie en Russie

Je suis très honoré d’apprendre que mon roman Julie s’apprête à traverser une nouvelle fois les frontières -jusqu’en Russie cette fois. Je souhaite de tout mon cœur à Julia BELYASOVA les pleins succès dans l’admirable recherche qu’elle prépare ! Je rêve déjà d’un voyage à l’Université de Novosibirsk, aux portes de la Sibérie, avec mes amis écrivains Frank ANDRIAT et Claude RAUCY à la rencontre de nouveaux lecteurs. Merci la vie !

 

Benoît Coppée  

 

« La littérature de jeunesse belge comme support de l’enseignement du français en Russie

 

Projet de recherche doctorale

Julia Belyasova

 

Le XXIe siècle est siècle de « nouveauté et de découvertes », surtout pour la Russie, qui est restée enfermée derrière le « rideau de fer » pendant 70 ans. L’année 1991 marque l’écroulement de l’Union Soviétique et l’ouverture vers d’autres pays, d’autres peuples, d’autres cultures. Une des conséquences de cet isolement du monde est le manque des connaissances sur les autres civilisations (coutumes, musique, art, et littérature, en particulier). Ce projet de recherche vise à dévoiler certains aspects de la littérature francophone belge au public russe. Nous trouvons raisonnable de diriger cette recherche vers les lecteurs jeunes qui seront les meilleurs récepteurs de la nouveauté. (…) Etant enseignante, nous trouvons utile de présenter aux apprenants russes les textes littéraires belges qui les aideront à découvrir une autre réalité linguistique, à la fois proche de la réalité française et très différente d’elle. (…) Dès lors, il nous semble important de choisir les meilleures œuvres qui « donneront aux jeunes une image plus juste de la littérature et de la culture, rejetant le postulat que n’a de valeur que ce qui est ancien … elles leur permettront de lire « leur » littérature, celle qui se fait ici et maintenant, qui intègre notamment dans la problématique de l’univers représenté les difficultés vécues et les interrogations » (Thérien, 1997 : 24).  Ce n’est pas par hasard que certains théoriciens considèrent ces livres comme  un « miroir », car ils sont « le reflet de la vie » des jeunes mais aussi « un miroir du monde » (Lebrun, Collès, 2007 : 245) (…) Nous  souhaitons donc présenter aux lecteurs russes trois écrivains belges contemporains qui travaillent dans le domaine de la littérature de jeunesse. Les œuvres choisies entrent dans la catégorie des œuvres philosophiques en abordant les questions auxquelles l’adolescent cherche des réponses.  

 

Le roman de Franck Andriat Depuis ta mort amène à réfléchir à la mort de son père qui bouleverse toute une vie de jeune homme  en montrant  « les manifestations  de la souffrance brute, du désarroi émotionnel» (Guy Hervé, 2002 : 8). Ce roman conduit à évoquer les différents stades de conceptualisation de la mort chez l’adolescent : du refus total à l’acceptation.

 

Le  roman  de Claude Raucy Le doigt tendu démontre le changement des valeurs morales chez les adolescents pendant la guerre et l’évolution des relations humaines, leurs peurs et leurs aspirations.

 

Le roman Julie de Benoît Coppée fait réfléchir au sacrifice au nom de l’amour, au courage de refuser d’aimer, à l’amour idéal, désintéressé qui ne demande rien en échange. 

 

(…) »

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13/01/2008

Ateliers d'écriture 2008

Je suis à la joie de vous annoncer qu'à partir de janvier 2008, je reconduis les projets :

 

Ateliers d’écriture Ecole d'Arts Sasasa

Uccle

Schaerbeek

 

Cordialement,

 

Benoît Coppée

 

Ateliers d’écriture Ecole d’Arts Sasasa

L’objectif que je poursuis est de transmettre le fruit de mes expériences d’écrivain. J’ai été nourri par les auteurs qui m’ont précédé. D’un conseil, ils m’ont apporté une part du savoir : je pense à Georges Simenon, à Raoul Cauvin, à Michel Voiturier… Et tant d’autres. A force de me confronter chaque jour au mystère de l’art, je me suis construit moi-même, aussi. Ce cheminement solitaire constitue l’autre part du savoir. C’est toute une vie que je désire offrir. Pour le plaisir, le bonheur, l’émerveillement et l’éblouissement personnel de chacun face à ses propres créations, ses propres richesses.

 

Je serai là pour contenir une créativité trop débridée –quand on ne sait plus où donner de la tête. Je serai là pour débrider une créativité trop timide –quand on ne sait pas quoi raconter. Aussi, je nourris le projet de conduire l’un et l’autre au bout de l’aventure de son écriture avec l’aide, en miroir, de tout le groupe. Cet atelier s’adresse à tous pour autant que l’envie d’écrire soit là.

 

Ecole d'Arts SASASA Uccle

Chaussée d'Alsemberg, 1299

1180 Bruxelles

 

Ecriture - Premier jet d’un micro-roman

En groupe de 14 personnes maximum

Jour : Jeudi

Horaire : 20h - 22h

Prix par cycle : 300€ (15 cours - 30 heures)

Renseignements : www.sasasa.be, info@sasasa.be, 0475/204.600 (de 14 à 19h)

 

Dates des 15 cours, congé et modalités pratiques

Jeudi 31/01 (cours test)

Interruption le 07/02 (Vacances de Carnaval)

Jeudi 14/02 – 21/02 – 28/02- 06/03 – 13/03 – 20/03

Interruption les jeudi 27/03 et 03/04 (Vacances de Pâques)

Jeudi 10/04 – 17/04– 24/04

Interruption le 01/05 (Congés de l’Ascension)

Jeudi 08/05 – 15/05 – 22/05 – 29/05 – 05/06

 

 

Ecole d'Arts SASASA Schaerbeek

Av. M.Maeterlinck, 2

1030 Bruxelles

 

Ecriture - Premier jet d’un micro-roman

En groupe de maximum 14 personnes

Jour : Mercredi

Horaire : 20h00 - 22h00

Prix par cycle : 300€ (15 cours - 30 heures)

Renseignements : www.sasasa.be, info@sasasa.be, 0475/204.600 (de 14 à 19h)

 

Dates des 15 cours, congé et modalités pratiques

 

Mercredi 23/01 (cours test) – 30/01

Interruption le 06/02 (Carnaval)

Mercredi 13/02 – 20/02 – 27/02- 05/03 – 12/03 – 19/03

Interruption les mercredi 26/03 et 02/04 (Pâques)

Mercredi 09/04 – 16/04– 23/04

Interruption le 30/04  (Ascension)

Mercredi 07/05 – 14/05 – 21/05 – 28/05 – 04/06

 

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08/01/2008

Fascinante India fascinante

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Je rentre d’Inde. Autant dire Je rentre de la Lune. Je rentre, en vérité, de la lumière. En vérité, de la couleur. En vérité, de la mort. En vérité, de la joie. De tout cela, je rentre. Je rente d’Inde. Mes photos souffrent des secrets qu’elles ont emprisonnés mais qu’elles n’ont pas compris. Je rentre d’Inde et mes doigts ne savent plus écrire. Mon esprit, à peine, peut-il encore composer, à tâtons, avec mille efforts, quelques notes fragiles, quelques songes bleus, quelques froides musiques. Je rentre de là-bas. Je reviens du riz. Je reviens du thé. Je reviens du poivre. Je reviens du café. Je reviens du bruit. Et du silence. Je reviens. Oui. Des fleurs. Et des pleurs. Je reviens des rouges. Et des rires. Je reviens des blancs. Des orange et des verts. Je reviens du feu et je reviens du vent. Je reviens des bracelets aux chevilles des femmes. Et de leurs cheveux noirs. Je reviens du sable et de l’eau. Je reviens de là-bas, à l’autre pôle de nos humanités. C’est le règne du souffle. Il bruisse dans les yeux. Et, comme une arithmétique, de comprendre le rire ouvre à l’infinitude, au ciel, aux galaxies. A la joie. Oui, à la joie sur les lèvres de la mort. Je reviens du filet des pêcheurs dans les yeux des cargos. Je reviens des huttes dans la paume des multinationales. Là-bas, en bordure de l’Océan indien, on lit le sacré dans les coquillages et dans l’or du soleil. On surprend le voile des tendresses et les gestes des superbes. Je rentre d’Inde. Dans la forêt profonde, j’ai croisé l’arrière petite fille de Mowgly. Au bord de la rivière. Je me suis assis. Je l’ai observée. A respiration d’homme. Les mains jointes. Les pieds nus. Et j’ai prié. Sans que personne ne le sache. Pour qu’elle me donne la grâce de ne plus craindre ni hier, ni aujourd’hui, ni demain. Lentement. La femme de la rivière. Pour qu’elle m’offre un bout de ses grâces plurielles. Un peu de ses pas. Un brin de sa marche. Une miette de sa noblesse. Pour qu’elle me donne la puissance de croire au soleil comme on croit aux paroles de l’eau. Comme on croit à l’oiseau. Qu’elle m’offre l’équilibre primal. Dans le ventre de la forêt profonde, j’ai prié. Que l’Inde, à travers cette femme, me fasse don de ses sagesses. Qu’elle modifie l’axe de mes cellules. Vers le sourire. Et j’ai prié. Et je prie toujours. Je rentre d’Inde. Je me sens pâle. Diaphane. J’erre dans une ville grise. Mes yeux cherchent la rivière. Et la femme de la rivière. Et les femmes. Et les hommes. Et les enfants. Et le ciel bleu. Et les arbres. Et les singes. Et les fleurs. Et les rires. Et les dents blanches, croissant de lune pour éblouir les yeux cacao. Et le partage d’un sourire. Une offrande. J’erre dans une ville grise. Je cherche un temple où déposer un grain de riz, une once de kumkum. Je cherche une main. Je cherche une odeur. Je reviens de la beauté du monde. Je reviens d’une fleur. Je suis sa graine jaune dans le souffle de ma ville éteinte.

 

Benoît Coppée

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