01/11/2005

et pourquoi pas une vraie survivance?

Marina nous envoie ce beau message

 

et pourquoi pas une vraie survivance?

 

Question d'automne que se demander où déposer notre corps mort mais la plupart du temps, avons-nous le choix?, peut on par soucis d'un environnement choisi, la mer, sous un arbre,... être là où on le souhaite, est-ce possible et sans doute à quel prix?. le marché funéraire est avant tout très lucratif, regroupés dans nos cimetières , dans nos communes nous restons proches des nôtres la plupart du temps et si nous avons prévu un "emplacement" pour le recueillement, il s'achète. Les pierres tombales,où les fleurs déposées le 1er novembre sont aussi le reflet de ce marché de la mort, reflets de notre société d'inégalités. là où nous serons tous un jour redevenus poussières initiales, que deviennent les sans-abris, les victimes des guerres ou du Cachemire...et tous ceux qui n'ont pas les moyens de cette dernière dignité? c'est l'image souvenir qui permet à nos mémoires de penser nos morts. La symbolique crématoire et des cendres déposées sur l'herbe d'un jardin, (qui est d'ailleurs plus proche de celle des buchers en Inde) n'est-elle pas plus égalitaire aujourd'hui. En amont de ta réflexion et pour la survivance des corps, il y a d'autres possibles et des milliers de personnes qui attendent des reins, des foies, des coeurs, des organes pour continuer à vivre. Le don d'organes se fait dans la dignité des corps et de la volonté des personnes qui ont été dans leur commune signalé leur volonté de donner. En belgique, si on n'a pas clairement signalé cette volonté d'être donneur, les familles, le conjoint peuvent refuser et le prétexte est souvent une peur de corps qui aurait quelques légères cicatrices. Le corps est rendu aux famille dans le même délai et n'enlève rien à son esthétique et aux démarches funéraires choisies mais quelque part ailleurs, un enfant , une femme un homme pourra enfin vivre une vie normale en remerciant intimement chaque jour de sa vie, celui ou celle qui aura permis cela. Le pourcentage des belges qui accomplissent cette démarche de don de soi est infiniment bas, malheureusement pour tous ceux qui sont dans l'attente. En ce 1er novembre peut-être devrions nous y penser et faire le nécessaire. Au moment d'un décès et dans l'émotion on ne réagit pas toujours sereinement. Que penser des tombes? Je n'en pense pas grand chose, j'ai le souvenir de mes proches disparus qui me reviennent de temps à autre, je me recueille en moi-même, mais le cérémonial autour ne m'aide guère dans le deuil. Les larmes, une musique, un oiseau qui s'envole ou les fleurs qui s'ouvrent me font parfois plus de bien que le geste symbolique du 1er novembre.

 

marina - marina_gruslin@hotmail.com

11:30 Écrit par Oh ! Th | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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